“ Moi, président de la République, je… ” Moment singulier du débat, l’anaphore scandée par François Hollande a comblé d’aise ses sympathisants. L’usage de ce procédé de rhétorique, qui consiste à répéter un même mot au début de chaque phrase, leur a permis, trois minutes durant, de s’imaginer dans le meilleur des mondes !
Plein de lui-même, le candidat socialiste se voyait déjà en train de repeindre de sa vierge main la maison France, en un coup de pinceau magique. Grâce à sa « hauteur de vue », selon sa modeste formule, ne craignant ni le ridicule ni le paradoxe, l’homme-orchestre ordonnerait le changement, mais sans s’occuper de tout. Est-ce à dire qu’il n’endosserait pas la responsabilité de toutes ses idées ? On peut l’en soupçonner. Dans sa litanie de promesses, il y avait aussi comme une forte impression d’inachevé…
Vous, François Hollande, président de la République sans immunité pénale, comment justifierez-vous les malversations commises par nombre de fédérations socialistes pendant les onze ans que vous étiez premier secrétaire du PS ? Vous, président de la République, comment pourrez-vous baisser de 75 à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 en ne fermant qu’une centrale pendant votre mandat ? Comment ferez-vous pour assigner sagement à résidence les immigrés clandestins en attente d’expulsion ?…
Comment ferez-vous pour calmer les smicards et votre allié Melenchon les années à très faible croissance, indice sur lequel vous voulez indexer le salaire minimum ?
Comment irez-vous plus loin dans la décentralisation sans alourdir les déficits publics, les féodalités et le “millefeuille”administratif français ?
Comment concilierez-vous la nécessaire intransigeance budgétaire des marchés et de l’Europe avec les pressantes exigences de la CGT ? Comment …
Vous, François Hollande, si vous étiez élu président de la république, ce n’est pas le mur de l’argent que vous devriez redouter mais celui des réalités. N’ayez pas peur, dites vous ?
Avec vous et vos amis, on est certainement bon pour une fin du monde 2012 digne des Incas ou alors pour un Front National vainqueur dans 5 ans quand les français ou ce qui en restera auront compris leurs erreurs. Votez pour vous ce 6 mai, c’est certainement digne d’un suicide collectif sectaire. Moi ce 6 mai je voterez Sarkozy, non pas comme une reconnaissance de son 1er mandat mais certainement contre l’arrivée du votre.